DEUXIEME SEANCE
Le magazine des adeptes de films légo

 

Le film du mois : Ne manquez surtout pas L'Odyssée de Gaston ! Vous serez subjugués par cette sublime fantaisie imaginative et extravagante dotée d'une interprétation grandiose.

L'histoire débute avec une nouvelle journée dans la vie peu banale de Gaston, anti-héro naïf et exagérément maladroit mais néanmoins très attachant. Gaston tient sans aucun doute son prénom de celui du non moins sympathique héro de Franquin. L'énergumène ne vit pas dans notre monde, mais plutôt dans un monde parallèle au notre, très ressemblant, quelque peu idéalisé et dont la seule différence majeure est la particularité physique de ses habitants. Particularité empruntée à la mythologie grecque puisque ces bonshommes légo sont des personnages humanoïdes à la partie inférieure équine, autrement dit des légos-centaures. Il va subire bien malgré lui - et on serait tentés de dire à l'insu de son plein gré, des tribulations incroyables, qui ne sont pas sans rappeler tantôt celles de Forest Gump, tantôt celles du Grand blond à la chaussure noire. Il arrivera finalement au terme de son périple dans une île étrange où il sera confronté à un terrible gredin bipède similaire à la fois à Krang et au docteur Gang. Dénommé le Spectre, ce personnage ingénieux et malveillant vous glacera le sang. En effet, il a pour projet d'éradiquer les centaures en utilisant son invention diabolique: le " rayon hippo-inverseur X-1 ".

 

Le film expose la lutte qui oppose les êtres civilisés et intelligents aux sauvages. Or, les civilisés ne sont pas forcément ceux qui pensent l'être. Ces centaures là ne sont pas les sauvages habitants des montagnes de Thessalie décrits par Homère mais ressemblent plutôt aux Houyhnnms de Gulliver. L'Odyssée de Gaston est un magnifique hymne à la tolérance. Il faut le voir d'urgence. Un film intelligent, drôle et utile. Pour tout public, il fera passer un bon moment à tous les membres de la famille. Vous entendrez des extraits des bandes originales les plus célèbres mettant en valeur des scènes d'action à couper le souffle et des gags à hurler de rire. Vous y verrez de l'art pariétal (des peintures rupestres datant du crétacé -ou du crétincé?), un combat sanguinaire entre un singe et un centaure, un centaure qui fait du ski, et surtout l'apparition de David Pujadas avec des lunettes. Afin de ne pas trop dévoiler l'intrigue, nous nous contenterons de souligner le travail prodigieux du duo de réalisateurs qui sont parvenus à recréer avec minutie des ambiances très variées : du huis clos intimiste de la salle de bain de Gaston à la plage en passant par un centre ville animé ou bien encore la montagne tyrolienne, soit 24 décors et 8500 photos ! Nous n'avons donc pas affaire à un médiocre petit budget mais à une production ambitieuse qui a su se donner les moyens nécessaires à un véritable chef d'oeuvre légoesque.

Une fan anonyme.

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